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L'Histoire du Pays de Moër. |
| Le Moer est une sorte de confédération d'entités lâches appelée « Myr », elles-mêmes conglomérats de tribus rassemblées sous la bannière d'une famille d'origine de Myko ou locale. |
Chapitre 1 : l'envol
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Un bateau-dragon prend le large
Un bateau-dragon |
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L'arrivée sur le littoral |
Une dizaine de lourds navires de charge et 4 chalands reçurent les troupeaux de moutons, de bovins et de chèvres venus de l'intérieur ainsi que des poneys et des chevaux et les biens les plus précieux, notamment les éléments historiques. Moins d'un habitant sur 20 décida de rester sur l'île et la plupart étaient de vieilles personnes sans familles ou des familles perdues dans les montagnes de l'intérieur qui pensaient être plus à l'abri. A la fin de la semaine, tout le monde embarqua et bientôt les côtes de Myko disparurent à l'horizon. On doubla dans la nuit, porté par un bon vent de bâbord-arrière, les côtes de Serey, parsemées ici et là de flammes comme les phares d'un monde qui s'écroulait et leur disait adieu. |
Chapitre 2 : l'accueil
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La forteresse d'Aurore au moment de l'arrivée
Les ruines d'Aurore |
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Quelques forestiers avec des armes traditionnelles/
Un "Roussis" |
Les première relations entre les nouveaux venus et les indigènes furent rien moins
que cordiales. Les voisins étaient à la fois énervés et inquiets que des étrangers
viennent s'installer chez eux, surtout en ce lieu que beaucoup considéraient comme étant hantés
par les esprits des morts des années terribles. Et effectivement, de nombreux squelettes jonchaient encore
certains quartiers. Mais, une fois tous ces restes pieusement rassemblés dans ce qui deviendra le Grand
Cénotaphe et voyant que les nouveaux venus ne cherchaient qu'une terre pour s'installer, des liens se nouèrent.
Finalement, les autochtones étaient assez heureux que certains occupent ces terres que chacun avait fui.
Et puis, quand les nouveaux venus eurent aidé à repousser des raids des tribus pillardes de l'intérieur,
la confiance et le commerce réciproques firent le reste. Une chose particulière marqua aussi cette époque : une grande parties des familles arrivées de Myko étaient tous plus ou moins roux, ce qui frappa les indigènes qui pensaient qu'ils avaient été frappés par la déesse du feu. Les indigènes les baptisèrent les « Roussis ». |
Chapitre 3 : la fusion
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Le "Gniaz" de la première famille accepte d'aller s'installer dans un région autochtone |
| Deux mois plus tard, deux groupes d'autochtones du bord de mer vinrent à leur tour demander
l'installation de familles chez eux et deux familles de marins s'établirent sur la côte où
deux ports se développèrent rapidement. En 3 ans, chacune des 20 familles était devenue « responsable »
d'un groupe de tribus de la Plaine ou de la côte tandis qu'Aurora restait une cité commune, habitée
par des représentants de chaque famille et de plus en plus d'indigènes, y compris des montagnes ou
des marais. Ces différentes familles se fixèrent dans les bourgs qui servaient de forteresses à
leurs « protégés ». Des unions se produisirent et les nouveaux venus se mêlèrent
de plus en plus à ce qui devint leur peuple auquel ils apportèrent une nouvelle culture et une modernité
adaptée au pays. Mais tous adoptèrent la langue des autochtones et aussi, comme nom de famille, le
nom de leur forteresse siège. Des seigneurs locaux acceptèrent de s'intégrer au nouveau système
politique du pays. Vu le prestige des familles « roussis », beaucoup essayèrent de leur ressembler, notamment en se teignant les cheveux et la barbe. Peu à peu, le terme en vint à désigner l'ensemble de la population, roux ou non. |
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