Drapeau Royal d'Ibérie

Le Royaume d'Ibérie est une Nation imaginaire d'Alliance, associée à la Communauté des Pays Amis.

Drapeau National d'Ibérie

Histoire générale

Les temps semi-légendaires, dits les temps ibériques

La région autour de la vallée du Guadalquivir a toujours été peuplée, ainsi que ses environs, hauts plateaux et chaînes de montagnes et une longue côte dominée par les montagnes avec de courtes vallées encaissées. Cette géographie a donné deux types de population : des populations clairsemées, d'éleveurs sur les montagnes et les plateaux et de pêcheurs sur la côte, et des agglomérations dans la vallée, assez réduites cependant à cause des risques de pillage. Selon les études, on aurait eu un ensemble de cités-états alternant commerce et conflits.

On ne sait pas grand chose des populations de ces époques anciennes. Les scientifiques les désignent sous le nom d'Ibères, rudes populations dans des conditions de vie rudes. Dans la basse vallée du fleuve, on a retrouvé des traces d'habitats différents, sans doute de populations très différentes venues par la mer mais dont les restes se sont fondus dans le substrat local. Cette période, dont la longueur ne peut être évaluée, a duré jusque vers l'an 100 de notre ère.

Le temps de l'occupation

Vers l'an 100, un peuple étranger, d'une culture et une religion différente de celle des autochtones, a envahi la vallée puis a soumis tout la région. C'était un peuple qui avait une religion étrange. Ils avaient un dieu suprême qu'il était interdit de nommer et qu'ils représentaient sous la forme du soleil dispensateur de vie. Toute représentation des hommes était interdite sauf celle du Roi, dénommé « la Grande Maison », et de sa famille. Comme ils croyaient à l'existence de serviteurs du Dieu Suprême chargés par lui d'agir pour le bien des hommes dans différents domaines, ils les représentaient comme des animaux à corps d'homme. Ils apportaient un art monumental très détaillé qui imprègne encore la société actuelle.

Le régime de ces occupants dura plus de trois siècles mais sombra peu à peu dans l'anarchie tandis qu'une bonne partie d'entre eux se mêlaient avec les populations autochtones. Finalement, un prince autochtone de la région des montagnes de l'avant leva une armée pour les chasser. Sa première victoire devant la ville de Toledo lui donna une base d'action et une capitale. Assiégé dans la forteresse appelée l'Alkazar, il finit par se débarrasser des assiégeants minés par les conditions extrêmes de la région. Rassemblant les troupes éparses, il parvint sur les bords du Guadalquivir tandis que son lieutenant gagnait la côte et la descendait vers l'arrière. Après plusieurs batailles, il s'empara des grandes villes de Sevilla et Cordoba puis des ports. Un prince étranger parvint à résister très longtemps dans Granada. Alphonso, le fils du Prince libérateur, s'empara de Granada en 468. Il fut couronné en 469 Roi du Royaume des Montagnes.

Le temps du Royaume des Montagnes

Le Royaume des Montagnes a existé pendant des siècles et a prospéré en dépit d'une géographie assez difficile. Il a été dirigé par la dynastie des Aragon de 469 à 516 puis celle des Abbeville de 516 à 700, enfin celle des Rye de 700 à 821. Si la région du Guadalquivir était le cœur vital du Royaume des Montagnes, la plus grande partie du pays était constituée de hauts plateaux ou de chaînes de montagnes. Les plaines se trouvaient le long des vallées des fleuves ou sur les côtes, toujours très étroites de toutes façons. Les frontières étaient essentiellement les fleuves, Guadiana et Tajo, et les montagnes. Vers l'Avant se trouvaient des zones instables et barbares, mal cartographiées et habitées par des populations dispersées et souvent pillardes, surveillées par des forteresses frontières dont la principale était Toledo.

Le Royaume des Montagnes comprenait 19 provinces. La capitale économique était Sevilla mais le Roi avait établi sa capitale à Ciudad Real. Les principales autres villes étaient Cordoba aux cuirs renommés, Granada marquée par les envahisseurs, Valencia la ville des jardins et Toledo, la forteresse de l'Avant. Les grands ports étaient Huelva, le port de commerce, porte du Guadalquivir, et Cadiz, le port militaire. D'autres ports d'importance se succédaient le long de la côte.

Le pouvoir du Roi était théoriquement absolu, s'appuyant largement sur le clergé et une armée chargée de prestige. En fait, il était balancé par des assemblées provinciales et par des juges élus par la population, indépendants et très respectés, même par les envoyés du pouvoir central, les gouverneurs. A un niveau plus local, les alcades élus par les communes disposaient des pouvoirs de police quotidiens, appuyés sur une Garde Civile à double hiérarchie, l'alcade et le général commandant la Province.

Il y a eu peu de crises mais, avec le développement et la modernisation, des tensions se firent jour entre les provinces situées sur le Guadalquivir, enrichies par le développement et le commerce, et celles de l'Arrière, plus pauvres par la géographie et dépendant lourdement des produits de la côte. La grande crise survint lors de la mort sans descendant du roi Paül II en 821. Les régions soutinrent des prétendants différents et l'armée ne contrôla plus les régions périphériques. Comme toute l'attention était dirigée vers l'arrière, les provinces extérieures de l'Avant et de Bâbord se retrouvèrent indépendantes de fait et tombèrent rapidement dans l'anarchie. Une grande partie de leurs habitants fuirent vers la vallée du Guadalquivir et les côtes de l'Arrière. Finalement, les provinces de l'Arrière se groupèrent autour d'un cousin éloigné du Roi Paül II qui établit le Nouveau Royaume tandis que les provinces du Guadalquivir se constituèrent en une république appelée Riverland.

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Le temps de la fracture

Tandis que la république du Riverland, capitale Sevilla, parvenait à reconstruire une économie et un état cohérent, le Nouveau Royaume connaissait de grands problèmes. Finalement, en 845, le Roi fut renversée par une révolution de palais fomentée avec le soutien de la grande hiérarchie religieuse. Cette révolution établit la principauté semi-théocratique du Sunland, capitale XXX, dirigée par le Prince Pedro, dit Pepe el Viejo. Ces deux pays se disputaient la rive sud du Guadalquivir. Plusieurs guerres s'ensuivirent mais, en 912, Riverland remporta la bataille décisive à Las Navas de Tolosa, au nord du Guadalquivir. Tout le corps d'armée du général Delpuente Del Lago dut se rendre à Baïlen. Le Prince José du Sunland dut demander la paix et signer le traité de Jaën qui ramenait la frontière sur les contreforts de la Cordillère Bétique.

Cette zone du sud du Guadalquivir était peuplée pour moitié de Riverlandais et de Sunlandais mais une grande immigration Riverlandaise fit que les Sunlandais au Riverland ne sont plus majoritaires que dans quelques poches. Cependant, le Sunland n'avait jamais accepté cette annexion et revendiquait toujours ce territoire comme faisant partie du pays. Les rapports étaient donc restés très tendus entre Riverland et Sunland, avec des périodes de relative accalmie. Les princes du Sunland essayèrent de développer le pays mais les conditions restaient difficiles. En 968, un putsch mené par l'ancien général Otto Perez Toulouse renversa le Prince et créa la République Populaire du Sunland, dont il devint naturellement le premier président. Le régime se caractérisait par son comportement agressif, sa rhétorique et son appui ouvert aux extrémistes Sunlandais en Riverland. Une course aux armements se développa avec au Sunland une conscription prolongée, ce qui finit par ruiner le pays.

Au Riverland, le pays avait connu depuis des années un net accroissement démographique alors que les ressources de l'agriculture étaient forcément limitées par la nature. De ce fait, les ressources autrefois tirées des exportations agricoles se réduisaient, ce qui augmentait les tensions avec les pays voisins.

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La Guerre du Guadalquivir et la Grande Pandémie

En 990 éclata une terrible crise politique et économique au Sunland. L'inflation et la famine coûtèrent très cher au pays, qui faillit même connaître une révolution libérale. Par ailleurs, le pays avait connu depuis des années un fort accroissement démographique. Les jeunes adultes entre 15 et 30 ans représentaient près de 50% de la population. Avec les ressources limitées en nourriture, la volonté de s'emparer des riches terres du Guadalquivir avait de plus en plus d'adeptes. En 995, le plus gros de la crise était dépassé mais les tensions de fond persistaient. En 998 fut élu Président du Sunland Eladio Bauman Dufour, un homme de 51 ans bien éduqué et apparemment très ouvert. Pourtant, dès son élection, il relança le réarmement du Sunland. Les disputes de frontières se multiplièrent et menaçaient de dégénérer en conflit ouvert. Par ailleurs, les deux pays avaient adhéré à la CPA (Confédération des Pays Amis) qui essayait d’atténuer les tensions.

Depuis la fin 1009, la tension était extrême entre le Riverland et le Sunland à la suite des volontés indépendantistes des Sunlandais de la zone de la Sierra Pajoza, dans la province de Huelva. Le 12 janvier 1010, la mobilisation est déclarée dans les deux pays. Le 10 février 1010, Sunland lança ses armées à l'attaque sous prétexte de « libérer les frères Sunlandais vivant au Riverland de l'oppression et de l'esclavage ».

Le déroulé de la Guerre du Guadalquivir

L'attaque Sunlandaise commença dans la province de Sevilla. La résistance fut bonne mais les troupes durent reculer. Dans la province de Cordoba, l'attaque fut bloquée quasiment sur la frontière. En revanche, l'attaque sur la province de Jaen réussit mieux. En dépit du terrain très difficile, les riverlandais furent rejetés sur Jaen. Au bout d'une quinzaine, les sunlandais avaient atteint le Guadalquivir en plusieurs points. Jaen était tombé et le 1er corps riverlandais défendait la ligne du Guadalquivir. Vers Sevilla, le 3ème corps s'était replié vers le Guadalquivir. Mais les renforts étaient en route : la CPA avait condamné l'agression du Sunland et envoyé des troupes afin d'aider le Riverland à rétablir son intégrité territoriale. Le mois qui suivit vit une stabilisation des combats sur tout le front tandis que les 2 parties reprenaient leur souffle, sauf à Sevilla où les sunlandais essayaient de s'emparer de la capitale. La résistance fut renforcée par des troupes de la CPA et, finalement, la bataille s'arrêta sur un statu-quo.

Cependant, le Sunland connaissait une grave crise d'approvisionnements et avait de plus en plus de mal à soutenir son armée. Sentant que la situation allait lui échapper, le Président Eladio Bauman DUFOUR décida de tenter un ultime coup de main afin de négocier ensuite avec les meilleurs cartes possibles. L'armée Sunlandaise rassembla tous ses approvisionnement disponibles et fit monter en ligne sa dernière réserve. L'attaque concentrique en direction de Cordoba aurait pu réussir mais les renforts de la CPA rejetèrent les sunlandais. Une semaine plus tard, alors que le front était stabilisé et que la marine de la CPA avait bloqué une sortie de la flotte sunlandaise de Cadix, un régiment de la 6ème division sunlandaise non seulement refusa de lancer une attaque mais exigea de recevoir le ravitaillement promis sous peine de se retirer de plusieurs lieues pour gagner des zones moins pillées, simplement pour manger. Les magasins étaient vides. Plus rien ne rentrait dans les ports suite au blocus maritime de la CPA. Le Président Eladio Bauman Dufour envoya des émissaires pour demander les conditions d'une suspension d'armes.

La réponse de la CPA et du Riverland fut simple : retrait immédiat de toutes les troupes sunlandaises sur la ligne frontière et restitution réciproque de tous les prisonniers civils et militaires. Sans réponse dans les 3 jours, les troupes marcheraient sur Cadix et sur les arrières des troupes avancées. De plus, toujours sans acceptation sous 3 jours, des clauses politiques y seraient ajoutées. Le Sunland essaya de négocier de conserver au moins une partie de la ligne du Guadalquivir conquise mais la seule réponse fut : « plus que 2 jours ». Le lendemain, le Président Dufour acceptait, sous réserve qu'on fournisse aux troupes des vivres pour la route. Une semaine plus tard, le dernier soldat sunlandais repassait la frontière à l'Avant de Granada.

La situation au Sunland était terrible alors que les discussions de paix se déroulaient, quand se produisit le Mal de Mangiagobbie. Les troupes de la CPA rentrèrent dans leurs pays en urgence mais les sunlandais n'étaient plus en mesure de menacer quiconque. Le Mal gagna Granada et, en 3 mois, le pouvoir fut décapité. Le Mal gagna le Riverland et tout s'écroula. Les communes s'enfermèrent sur elles-mêmes et des bandes de pillards se répandirent un peu partout. Une bonne partie de la flotte sunlandaise fut détruite à Cadix.

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Les temps nouveaux

L'histoire, dit-on, est un éternel recommencement. Comme autrefois, le salut vint de l'intérieur et de Tolosa. Un seigneur local, qui se disait lointaine descendant de la dynastie des Abbeville qui avaient autrefois régné sur le Royaume des Montagnes, gagna à sa cause l'officier commandant les troupes et la milice de la forteresse de Tolosa, Pedro de Guzman. Après avoir rétabli la situation dans la province, il envoya cet officier, dont il fit son premier lieutenant, gagner les ancienens provinces de Cuenca, Castellon et surtout Valencia. Le dit officier y gagna le surnom du « Nouveau Cid ». Lui-même gagna Cuidad Real et les ruines du Palais Royal puis Jaen pour sécuriser le Haut Guadalquivir. Après avoir créé une grande maison pour s'occuper des « Perdidos », ceux qui ne sont jamais revenus des brumes du Mal de Mangiagobbie, il rassembla une armée surtout de cavaliers et une petite flotte puis descendit le fleuve. Il rallia ainsi Cordoba puis Sevilla et enfin Huelva et Cadix. Ayant rétabli le cœur du pays, il confia à un jeune capitaine, Felipe Amaro, une flotte reconstituée avec laquelle celui-ci remonta la côte vers bâbord, libérant les ports et les terres jusqu'à sa jonction avec Pedro de Guzman sous les murs de Alicante.

Le nouveau prince, Carlos del Escorial, marcha alors sur Granada mais n'y trouva que des ombres perdues dans les bâtiments magnifiques. Le Mal y avait frappé et refrappé et les survivants s'étaient battus pour quelques subsistances. Dans les années suivantes, tout en remontant les provinces centrales, il finit par reconquérir toutes les anciennes provinces, sans vouloir toutefois aller au-delà, même si les zones extérieures ne lui auraient opposé aucune résistance. Il affirma « Qui trop embrasse mal etreint. » C'est finalement le 1er août 1018 que Carlos del Escorial fut sacré Roi du Royaume d'Ibérie sous le nom de Carlos Primero el Unificador.

Dès la fin de l'année 1018, le Royaume d'Ibérie a demandé son adhésion à la Communauté des Etats Amis. Parallèlement, une constitution était établie avec l'aide de juristes Maurétaniens et Darkehens. Le 12 février 1019 se déroulèrent des élections à une assemblée constituante qui travailla sur cet avant-projet, projet soumis le 1er juillet à un référendum général qui l'adopta à une large majorité. A noter que ces élections furent les premières « un homme, une voix » et avec égalité totale hommes-femmes. Le 1er août 1019, ^pour l'anniversaire de son couronnement, le Roi Carlos 1er promulgua la Constitution sous le nom de « Grande Charte Commune du Royaume » tandis que l'assemblée constituante devenait l'Assemblée Nationale. Le même jour, enfin, les chefs des Provinces, appelés les « Padres », et les grands dignitaires religieux devenaient membres de la Alta Camera avec les grands officiers des armées de la « reconquista ». Ils seraient ensuite rejoints par les alcades des grandes villes et des personnages désignés par le Roi pour leurs mérites, grands chefs d'entreprises notamment. Le 31 octobre 1019, le Roi, autorisé par le vote des chambres, signait le décret d'adhésion à la CPA.

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